[Expo] Einar Hylander, Fenêtre sur le passé

Publié le par hibiscus

Du 19 janvier au 16 mars 2008, Waldermasudde propose une exposition consacrée à l’artiste suédois Einar Hylander. Je ne connaissais pas cet artiste. Ce fut donc une découverte pour moi quand j’eus l’occasion de suivre une visite guidée la semaine dernière. Une découverte, qui plus est, intéressante.

 

L’artiste


Einar Hylander naquit à Göteborg en 1913 et décéda à Stockholm en 1989. Il était issu d’une famille bourgeoise avec laquelle il rompu le contact pour devenir d’abord acteur de théâtre et de cinéma. Vers l’âge de 35 ans, il se mit aux arts plastiques de manière autodidacte et c’est seulement en 1976 qu’il organisa sa première exposition, à la galerie Samlaren.

 


Un atelier-musée


En 1993, il aménagea son atelier dans un appartement de 57 mètres carrés au numéro 29 de Narvavägen, dans le quartier d’Östermalm, à Stockholm. Tout, dans cet appartement, est de sa main : les boiseries, les meubles, les textiles, la décoration, même les traverses des fenêtres. Il en fit don à l’État dans son testament et l’appartement est désormais une sorte d’atelier-musée, géré par le Moderna Museet (cliquez sur l’animation Quick-Time pour voir le salon).

 


Des collages poétiques


L’exposition actuelle de Waldemarsudde présente les collages d’Hylander des les années 1960 et 1970. Il utilise des coupures des journaux, des pages de manuels scolaires, les confettis qu’on obtient à la perforatrice. Le thème de la fenêtre, qu’il matérialise en accollant des cadres en cartons autour de ses œuvres, est récurrent. De cette manière-là, il crée aussi un relief. Le spectateur est attiré, incité à s’approcher de l’œuvre pour mieux découvrir les détails. Les collages d’Hylander ne sont pas des œuvres à admirer à distance.

 

Contrairement aux collages dadas du début du XXème siècle, ceux d’Hylander n’ont pas pour but de choquer ou de provoquer, même s’il se disait inspiré par l’art de Kurt Schwitters. Ce qu’il reprend de l’époque dada est le fait d’accoler des éléments a priori sans rapport, pour créer une histoire, illustrer un vers de poésie, mais de manière très subtile, parfois avec une petite pointe d’humour. Les couleurs sont assez passées, l’atmosphère dégagée rêveuse, voire un peu mélancolique.

 

Les mots sont importants aussi pour Hylander. Ils entrent dans les compositions des collages et les titres mêmes des œuvres sont souvent longs et poétiques, tels « Une fenêtre sur ces profondeurs inexplorées » ou « Quand Dieu ferme une porte, il ouvre une fenêtre ». Ils sont presque surréalistes et on y retrouve encore le thème de la fenêtre.

 

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vic 06/02/2008 15:13

je ne connaissais pas non plus ... d'ailleurs j'ai cherché des photos de ses oeuvres sur google, il n'y a pas grand chose!

hibiscus 06/02/2008 16:25

Non, c'est vrai, il n'est pas très très connu ... Il n'était pas non plus du genre à se montrer partout non plus.